Enquête sur les Community Managers au Cameroun (2020)

Voilà cinq ans que votre blog spécialisé sur la pratique du community management au Cameroun propose une enquête sur les community managers camerounais. Pour cette cinquième édition, nous avons interrogé une centaine de professionnels sur le triangle national et voici les résultats estimatifs de la profession de Community Manager au Cameroun !

Vous pouvez retrouvez les précédentes enquêtes ici 

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Avatar du community manager camerounais

Pour l’année 2020, on dénombre 54% d’hommes et 46% de femmes. Une hausse annuelle de 2% chez les femmes qui sont de plus en plus nombreuses à embrasser ce métier du marketing digital et nous l’avons constaté à travers notre formation en ligne. Douala reste la ville où l’on retrouve le plus de community managers camerounais (54%), suivie de Yaoundé (38%). Fait intéressant : 40% des professionnels interrogés ont entre 30 et 35 ans, ce qui peut traduire une certaine maturité de notre corps de métier.

Arrivée dans le métier

46% ont avoué avoir été recrutés par une recommandation d’un tiers qui a vanté leurs talents de community manager. Ce qui est généralement le cas suite à nos formations en ligne sur le community management où des recruteurs nous approchent pour avoir des recommandations pour un poste de community manager. 20% des sondés sont passés par des annonces en ligne. Ces dernières ont pas mal évolué depuis quelques années car au début, nous avions l’impression que c’était des recrutements de stagiaire, pire d’un mix entre un commercial et un webmaster. 

Côté situation professionnelle, nous avons plus de professionnels en CDI (36%) soit +2% en 12 mois. Et cette hausse permet de diminuer les community managers en freelance (de 45,3% à 34%) et d’augmenter ceux et celles en CDD (11,3% à 24%). Autre point positif, seulement 6% se déclarent comme étant en situation de stage.

La vie au bureau

Pour commencer, l’intitulé de leur poste est partagé entre community manager (44%) et social media manager (26%). Nous le savons tous : notre métier n’est pas un boulot de fonctionnaire fixé par un volume horaire quotidien. Dans cette optique, 70% admettent avoir des horaires flexibles et 98% regardent et traitent leurs mails hors du bureau. Deux départements ont été identifiés comme étant ceux où les community managers au Cameroun sont recensés : la communication (35,9%) et le marketing (20,5%).

La question du salaire est certainement celle que vous attendez ! Et ben, il n’a pas bougé depuis l’année dernière. 48% ont en moyenne 200 000 FCFA. Ce statu quo explique certainement le mécontentement estimé à 76% des community managers camerounais qui ne sont pas satisfaits de leurs salaires actuels.

Le quotidien 

Au Cameroun, le community manager devient aussi un content manager qui doit plus s’impliquer dans la création de contenu. Ceci se vérifie depuis l’année 2019 où la création de contenu est devenu à 41,5% l’activité quotidienne la plus prenante. En 2020, elle se situe à 40% suivie par l’animation des comptes (20%) et l’analyse (20%). Parlant de contenu et de format de contenu, l’image est le format le plus utilisé avec 72%, suivi du texte (14%) et la vidéo (8%). Sans surprise, c’est Facebook (76%) qui est le réseau social le plus sollicité par les community managers du Cameroun. Mais ce réseau perd du terrain depuis l’année 2018 où il était plébiscité à 90%. Cette baisse permet, sur la même période, la hausse de LinkedIn (5% à 12%) et Twitter (5% à 8%).

Depuis l’année 2017, l’objectif le plus recherché est la notoriété avec 52% en 2020. Mais ce pourcentage diminue depuis 2018 avec la poussée de l’objectif “Acquisition de clients” qui passe de 28% à 38%. En termes d’indicateurs clé de performance, l’engagement reste le plus consulté (28%) talonné de près par le reach (26%).

Deux dernières données pour terminer : l’usage des Stories qui est situé à 74%, soit une hausse de 6,1% en un an ; et la mise à disposition d’un budget publicitaire sur les réseaux sociaux. Ce dernier indicateur n’est pas rassurant car il a diminué de près de 10% en 12 mois pour se situer à 54% en 2020.

CHEDJOU KAMDEM (CK)

Lancement de Chill Citron au Cameroun via les réseaux sociaux

Le 3 Octobre 2020, j’ai pu assisté au lancement à Douala du dernier né des boissons de la Société Anonyme des Brasseries du Cameroun. Chill Citron, une boisson déjà présente dans d’autres pays africains, a fait son entrée sur le triangle camerounais. Dans la ville de Douala, c’est le prestigieux Hôtel Akwa Palace qui a été choisi pour abriter le MEGA CHILL autour d’une piscine.

Pour le Chef Segment Bières du Groupe SABC Yves Christian DIKONGO « CHILL Citron vient répondre à :

– Une demande consommateur, d’une bière à faible prix d’achat 500 F, à très faible degré d’alcool 2% et à une capacité de disponibilité de proximité forte : commercialisée dans les bars pour être plus proche du consommateur.

– Un besoin d’innover : Une limonade avec des extraits de citron sur le Grand marché traditionnel.

– Et enfin, le besoin de parler à une cible jeune avec ses codes actuelles. CHILLer est très à la mode.

Ce qui m’a intéressé, c’est le déploiement sur les réseaux sociaux. Pour commencer le hashtag de l’événement : #MegaChillParty. Comme mentionné par le chef segment Bières du Groupe SABC, chiller est très à la mode chez les jeunes qui est l’une de leurs cibles.

Ensuite, la création de la page Facebook qui débute par cette image. Dans notre contexte, on sait qu’il y a eu un buzz autour des tranches d’ananas et le Community Manager de Chill Citron a sur faire du newsjacking pour placer à son tour les tranches de citron

Pour terminer, la soirée du 3 Octobre 2020 a été relayée par des blogueurs et influenceurs camerounais invités pour mettre en avant la technique du marketing d’influence. C’est devenu une routine pour les marques camerounaises qui connaissent l’importance d’avoir recours à ces points relais pour toucher plusieurs communautés et faire passer son message.

Chedjou Kamdem (CK)