« Les Ways Ndolè » dévoilent leur Community management !

Je suis allé à la rencontre virtuelle du community manager du concept « Les Ways Ndolè ». Lisez plutôt !

 

Les Ways Ndolè, qu’est-ce que c’est exactement ?

Les Ways Ndolè (LWN) est un Webzine, ayant pour but d’informer, de divertir, de promouvoir la culture africaine et Kmer (Cameroun) en particulier, mais aussi de permettre aux abonnés et lecteurs, de communiquer, de s’exprimer et d’échanger sur les sujets qui les interpellent. L’une des particularités de notre magazine est le choix du camfranglais (Mélange du français et de l’anglais) comme langue de communication.

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Qu’est-ce qui vous a motivé à communiquer sur les réseaux sociaux ?

Les réseaux sociaux, représentent selon nous, le plus puissant outil de communication de l’heure. La vitesse de l’information y est décuplée et l’aspect interactif a été vraiment déterminant pour nous. En réalité c’est un choix, qui s’est fait naturellement.

 

Quand débute l’aventure du concept LWN sur les réseaux sociaux ?

Comme mentionné plus haut, les choses se sont faites toutes seules, de façon très spontanée. Nous n’avons donc pas eu besoin de faire une campagne de communication particulière, la mise en place s’est faite au fil du temps et de l’activité.

Tout est parti de la page Facebook (crée le 21 décembre 2012) par laquelle nous voulions simplement informer, partager et échanger avec les abonnés. Ensuite vu la nature de nos posts (articles), les abonnés ont sollicité un espace plus structuré pour la consultation de ces publications, de cette requête est né le 05 octobre 2013, le site web www.lwn-mag.com et plus tard, le 04 avril 2014 a suivi la plateforme musicale : www.lwn-music.com. Donc, en somme, LWN s’est construit progressivement autour de la page Facebook.

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Quelle est votre journée quotidienne en tant que CM ?

Une journée de dingue, avec en fin de journée un grand sourire J quand les abonnés sont satisfaits ou des migraines, dans le cas contraire, car quand les abonnés (Kmers surtout) sont mécontents, il ne fait pas bon d’être dans les parages ! Sinon, c’est une journée ponctuée de recherche d’infos, de recherche d’inspiration (l’exercice, le plus difficile) et de beaucoup de plaisir à échanger avec les abonnés.

Il ne faut pas oublier (et nous tenons à le souligner) qu’un CM est un être humain et pas une machine, donc à côté de cette activité extrêmement prenante (dans le cas d’un magazine comme le nôtre), il y a une vie à gérer, des devoirs et obligations, mais aussi des activités parallèles toutes aussi importantes que le CM de la page.

 

Une opération qui a suscité de l’engagement sur votre page Facebook ?

Woow, il y en a pas mal ! Les « opérations », dont nous sommes le plus fiers sont celles qui donnent le sourire, remontent le moral, ou apportent un « PLUS » à nos abonnés.

 

Pensez-vous vous implanter sur d’autres réseaux sociaux ? (Foursquare, Linkedin, Instagram, Pinterest) ?

Pour le moment non, parce que notre activité est encore très jeune et a besoin, selon notre point de vue, d’évoluer un peu plus pour penser à s’étendre à d’autres réseaux. D’autre part, nous sommes d’avis que le choix des réseaux sociaux doit « matcher » (correspondre) avec l’activité représentée, il faut évaluer la nécessité d’être sur tel et pas sur tel autre réseau social. Pour le moment, ceux sur lesquels nous sommes représentés ne sont pas évident à gérer, nous ne voulons pas faire d’autres orphelins. (Rires)

 

 

Quel regard portez-vous personnellement sur le CM au Cameroun et son avenir ?

Pour le moment, nous trouvons que le CM évolue plutôt bien (voire très bien) chez nous, il suffit de voir le nombre de pages et leurs abonnés, qui pullulent sur la toile. C’est la preuve que les réseaux sociaux en tant que média digital, secondent valablement les médias ordinaires (TV et radio) au Cameroun. L’interactivité qu’offrent les réseaux sociaux, constitue un réel attrait pour les camerounais, qui de leur quotidien où ils vivent pas mal de frustrations, ont besoin d’échanger, de s’exprimer, c’est une façon pour eux de faire entendre leurs voix. Par ailleurs, les camerounais sont des personnes incroyablement inspirées, avec un esprit de créativité immense, alors via les réseaux sociaux et pour beaucoup grâce au CM, qui leur offre une plateforme d’expression, ils peuvent laisser cours à leurs idées, créations, talents, etc.

Donc, de notre point de vue, aujourd’hui plus que jamais, le CM à sa place dans notre société et un avenir assez prometteur si l’accès à internet est rendu plus facile aux populations. Mais ça reste une fonction, qui pourrait nécessiter une formation tenue, car être un CM, requiert certains skills, qu’il vaudrait mieux ne pas apprendre sur le tas.

Merci Chedjou Kamdem et ce fut un plaisir de répondre à vos questions.

 

 

CHEDJOU KAMDEM (CK)

Comment bien débuter un benchmark ?

Avoir une présence sociale demande beaucoup de travaux en amont, parmi lesquels le benchmark. Celui-ci peut se définir simplement comme l’observation, l’analyse et l’interprétation des techniques utilisées par vos concurrents sur le web.

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De là, on voit bien l’importance de cette tâche préliminaire avant un lancement de votre entreprise sur la toile. Pour réaliser donc un bon benchmark, il faut suivre certaines directives :

 

  • Faire un mapping de vos concurrents sur Internet

Il s’agit ici de savoir si vos concurrents sont sur les réseaux sociaux (Facebook, Google +, Twitter, Linkedin, etc.) ou alors s’ils possèdent des plateformes propriétaires (des sites web, des forums ou des blogs). Avec cette cartographie de la concurrence, vous pourrez avoir déjà un aperçu des objectifs qu’ils recherchent sur Internet en fonction de leurs choix des réseaux sociaux pour communiquer.

 

  • Cerner leurs objectifs social-media

Après ce mapping, il faudra prendre chaque concurrent et comprendre les objectifs qu’il veut atteindre en choisissant tel ou tel plateforme sociale. Ces objectifs sont assez variés mais on peut les regrouper comme ceci :

–          Recherche de notoriété ;

–          La vente des produits et services ;

–          Génération du trafic vers leurs sites web ;

–          Un référencement naturel ;

–          Du service après vente auprès de leur clientèle ;

–          Une sensibilisation pour une cause (Maladie, Protection de l’environnement, etc.).

 

  • Comprendre les clés du succès de vos concurrents

C’est une partie capitale pour votre futur succès sur les réseaux sociaux. Celle-ci va vous permettre d’avoir des indicateurs clairs sur ce qui fonctionne.

D’une part, vous aurez à recenser et analyser les contenus de vos concurrents qui sont efficaces auprès de leurs communautés respectives. Par exemple, les textes, leur longueur, les images, et aussi les questions. L’efficacité de ces contenus peut se mesurer sur le reach et l’interaction (Facebook) mais aussi par les retweets, favoris et interactions (Twitter) pour ne citer que ces 2 réseaux sociaux.

D’autre part, il vous faudra savoir les éléments qui permettent à vos concurrents de faire évoluer leurs communautés. Ces éléments sont par exemple des jeux-concours lancés à travers des publications ou des onglets spécialisés. Ne sous-estimez pas le pouvoir des jeux-concours qui pour la plupart sont là pour atteindre continuellement les objectifs de notoriété et d’engagement. Toutefois, il reste un moyen efficace sur Facebook pour faire évoluer sa communauté : la publicité. Ça aussi vous devrez l’identifier auprès de la concurrence pour connaitre la manière dont elle use de la publicité et la périodicité de cette publicité.

La publicité sur Facebook par exemple s’observe de plusieurs façons (publications sponsorisés ou encarts publicitaires). Le reach étant une quête perpétuelle du Community Manager, la publicité reste l’un de ses alliés le plus efficace pour y arriver et comme je le dis souvent : Get reach or die tryin !

Voilà, j’espère vous avoir donné quelques pistes pour débuter votre propre benchmark. N’hésitez pas à rajouter d’autres étapes dans les commentaires et à me contacter pour toute assistance.

 

CHEDJOU KAMDEM (CK)